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il me semble.
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J'en ai eu le temps, tu sais?
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Depuis le 25 octobre 1942,
pour être précis.
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ça fait beaucoup de temps.
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Surtout lorsque
la solitude le ralentit.
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Surtout s'il n'y a ni nuits, ni jours,
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rien que des journées
qui s'obscurcissent au crépuscule.
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ça fait beaucoup de temps.
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Surtout avec la pensée constante
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de tous les êtres vivants de ce monde.
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Et rien d'autre
à faire que de penser à eux.
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Et impossible d'oublier
que je ne suis pas des leurs.
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Je suis peut-être devenu
obsédé par notre nom et notre passé,
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par notre absence
d'avenir et par nos portraits.
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Comme si notre longue lignée de portraits
pouvait accomplir ce qu'on ne peut faire.
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Je n'ai pas voulu ça.
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C'est arrivé sans que je le veuille,
presque sans que je le sache.
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C'est vrai, je n'ai pas le droit.
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Mais j'aime Maria.
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La mariée sur qui la pluie tombait.
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J'ai lu l'avis dans
le journal du bateau, il y a six mois.
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Maria D'Amata allait
épouser le comte Torlato-Favrini.
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La rumeur circulait dans les journaux.
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ll s'agissait souvent des insinuations
qu'on écrit quand on ne sait rien.
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lls m'ont appelé,
croyant que j'en savais plus.
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lls avaient raison. Maria m'avait écrit.
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Ce que je savais,
c'est que le prince avait trouvé Cendrillon
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et qu'il ne leur restait plus qu'à conclure
l'épisode du soulier et à vivre heureux.
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Maria était à Rome quand je suis arrivé.
Je suis donc allé travailler.